LE PORTRAIT LSA #13 RERO

Artiste

« WHAT YOU SEE IS (NEVER) WHAT YOU GET… »

 

LONG STORY SHORT. A mi-chemin entre art urbain et art conceptuel, Rero interroge d’un côté le contexte de l’art, de l’autre les codes de l’image et de la propriété. Détournement et auto-censure — il barre ses messages d’un épais trait noir —  sont les maîtres mots de ses recherches sur la négation de l’image. Imprégné de philosophie et de sociologie, il ne cesse d’interroger les codes de notre société, il questionne les limites de l’intime avec ce que nous rendons public, volontairement ou involontairement.

Né en 1983, Rero a présenté ses œuvres dans de nombreux musées comme le Centre Georges Pompidou, le Mac/Val, le MAC Bogota, Le Musée en Herbe, participant à de nombreuses expositions en France, aux Etats-Unis, en Italie, en Allemagne, ainsi qu’au Brésil, en Colombie et en Suisse. Il a également participé à l’exposition L’Echappée Belle, organisé par La Société Anonyme au Grand Palais en 2013.

Rero interroge les différentes approches de la relation entre langage et art, à travers la visualisation de citations philosophiques, du langage de masse et du langage cybernétique. C’est la révélation d’une approche critique et d’une vision rafraîchissante de la relation entre ce qui peut être vu et ce qui peut être dit.

Son travail implique un large éventail de médiums (dessin, sculpture, installation, photographie, peinture). Son texte, toujours dans la même police Verdana et dépouillé de toute fioriture au-delà d’une ligne grasse raturée, s’intègre au medium utilisé, et agit autant tel un ajout littéral et matériel qu’un indicateur de déconstruction. Chaque partie de ses pièces fait appel à une question spécifique qui nécessite une proximité intime, le développement d’un esprit critique autour de l’art et de la tradition.

Une exploration de la façon dont nous percevons la réalité, une réflexion profonde sur la manière dont nous lisons le monde, pour nous faire réaliser que nos propres perceptions coexistent avec la façon dont nous traitons les données reçues du monde extérieur. Comment une idée ou un concept, privé du sens matériel, établit-il un dialogue entre le mot et la matière, entre le langage et la représentation ?

Rero revient en France en début d’année 2017 pour sa nouvelle exposition personnelle IBID. (ÉPUISEMENT DES IDÉAUX), à la galerie BACKSLASH à partir du 5 janvier.

 

QUELQUES QUICK QUESTIONS : LE QQQ DE LA SOCIÉTÉ ANONYME

C’est quoi : l’inspiration en 3 mots

Curiosité, rigueur, présent.

Le moment déterminant dans votre carrière?

Mon intervention « DO NOT CROSS THE LINE… » sur la chenille du Centre Pompidou en 2013.

Le meilleur conseil que vous avez reçu / donné ?

« Cultiver l’ambiguïté » : un conseil qui m’a été donné par Achille Bonito Oliva à Rome lors de mon exposition SUPERVISED INDEPENDENCE.

 

Pour en savoir plus.

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